Vase en carton : mon premier essai en carton contrecollé

Entre patience et artisanat
Fabriquer un vase en carton entièrement à la main est une expérience aussi enrichissante qu’exigeante. Il y a quelques années j’avais fait un stage Chez Marie Anne Thieffry pour y apprendre la technique du carton contrecollé et la dentelle de carton. Je n’avais jamais réalisé de projet avec les techniques apprises. En ce début d’année j’étais motivé.
Pour ce premier essai avec la technique du carton contrecollé, j’ai voulu aller au bout du processus artisanal, en prenant le temps de découper, assembler, poncer et affiner chaque forme. Le résultat n’est pas parfait, mais il raconte une histoire : celle de la matière, du geste et de l’apprentissage.
Pourquoi fabriquer un vase en carton ?
Le carton est un matériau souvent sous-estimé. Pourtant, il est :
- accessible et économique
- recyclé et recyclable, parfaitement en phase avec une démarche écoresponsable
- surprenant de solidité lorsqu’il est bien travaillé, notamment en carton contrecollé
Créer un vase en carton, ce n’est pas chercher à imiter la céramique ou le verre, mais plutôt à assumer une esthétique brute, texturée, presque organique. Et puis il faut bien l’avouer, je suis plus doué en carton qu’en céramique !

Une journée entière de travail pour un vase en carton
La fabrication de ce vase m’a demandé environ une journée complète de travail. Le temps ne se concentre pas sur une seule étape, mais s’accumule dans la répétition des gestes :
- Découpe de nombreuses formes en carton
- Assemblage par couches successives (carton contrecollé)
- Mise en volume progressive
- Ponçage intensif, indispensable pour affiner les courbes et adoucir les transitions
C’est clairement le ponçage qui m’a demandé le plus de patience. Le carton révèle vite ses limites : fibres apparentes, irrégularités, zones plus fragiles. Malgré le soin apporté, le rendu final n’est pas aussi net que je l’espérais.
Un résultat imparfait, mais riche d’enseignements
Je ne suis pas totalement satisfait du rendu final, notamment à cause du ponçage qui manque de netteté. Mais cette imperfection fait aussi partie du processus artisanal. Ce premier vase en carton est avant tout un prototype, une base de réflexion pour améliorer la technique :
- mieux anticiper les épaisseurs
- adapter les outils de ponçage
- travailler certaines zones différemment dès l’assemblage
Chaque défaut est une information précieuse pour la suite.
Mettre en valeur le fait main et la matière
Ce vase en carton ne cherche pas la perfection industrielle. Il met en avant :
- le temps passé à la main
- la texture naturelle du carton
- les couches visibles du contrecollé
- une esthétique volontairement brute et artisanale
C’est un objet qui assume ce qu’il est : un vase décoratif issu de la récupération et du travail manuel.

Ce que j’ai appris !
Je n’ai pas tout à fait obtenu le résultat que j’espérai mais j’ai appris tellement de choses que cela valait vraiment le coup :
- Il faut bien réfléchir en amont aux endroits qu’il faudra poncer (il faut qu’ils soit parfaitement accessibles pour que le ponçage soit facilité) ;
- Il faut utiliser du carton de bonne qualité . Si le carton est trop mou il s’affaissera au moment du ponçage.
- Inutile d’espérer avoir un résultat impeccable la première fois. Vous n’avez pas le choix, il faut apprendre de ses erreurs.

Et après ?
Ce premier vase en carton marque le début d’une série d’expérimentations. L’objectif est clair : affiner la technique, améliorer les finitions, tout en conservant l’âme artisanale et écologique du projet. J’ai bien sûr encore beaucoup à apprendre.
Si tu t’intéresses au carton récupéré, aux objets faits main et aux créations durables, ce vase est une étape parmi d’autres sur le chemin de la recherche et du savoir-faire.